La naturopathie au service de votre chien

L’engouement pour le bio et les médecines parallèles pour soigner certaines pathologies des humains s’étend aux animaux de compagnie, et notamment aux chiens. La naturopathie ? Définition, indications et contre-indications…Faisons le point avec Valérie Gonnet, naturopathe depuis 2008, qui a décidé d’appliquer aussi ses connaissances aux animaux domestiques.

Pouvez-vous tout d’abord définir ce qu’est le rôle d’un naturopathe ?

Il s’agit d’un éducateur de santé : il accompagne lorsque la pathologie survient ou lorsqu’on veut éviter précisément qu’une pathologie ne s’installe. Son accompagnement est à la fois physique et émotionnel mais uniquement avec des méthodes naturelles : plantes, huiles essentielles, eaux florales, alimentation, respiration, acupression, massages…

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Comment devient-on naturopathe ?

Par formation sur près d’une année en école privée.

Pourquoi ce choix de métier ?

Un jour c’est devenu évident. J’étais personnellement suivie par une personne faisant de la médecine chinoise qui m’a beaucoup appris sur moi et sur ces techniques. Au fur et à mesure je me suis rendue compte que ses conseils et ses soins me faisaient du bien : tous mes maux disparaissaient. Je me suis alors prise au jeu et j’ai voulu en savoir plus, accompagner à mon tour des personnes souffrantes.

Etes-vous en opposition avec l’allopathie ?

Pas du tout. Je n’ai pas cette prétention. Par contre, la naturopathie peut fournir un accompagnement : certains traitements allopathiques lourds ont inévitablement des effets secondaires désagréables, voire handicapants, que la naturopathie permet d’atténuer. Chacun a ses compétences et les meilleurs résultats sont issus de la collaboration entre le médecin et le naturopathe.

Et avec les vétérinaires ?

On retrouve les mêmes catégories de réactions : certains ne veulent pas entendre parler, d’autres laissent faire sans être convaincus et enfin les derniers cherchent à collaborer. Mais les usages évoluent petit à petit : désormais dans les cliniques vétérinaires, on trouve des probiotiques voire de l’homéopathie…

Et votre premier patient est …

Mon chat ! Pendant ma formation, j’avais un chien mais je ne me sentais alors pas suffisamment sûre de moi pour utiliser des méthodes naturelles. Aujourd’hui, j’accompagne mon chat et les chiens de mes amis ou de mes clients.

Quelles sont les principales indications ? Que peut-on soigner communément chez un chien par les méthodes naturelles que vous évoquiez ?

La première indication est le soulagement de la douleur, par exemple avec de l’harpagophytum. Il est aussi facile de prendre en charge tout problème d’irritations ou de petites blessures externes avec des eaux florales ou de traiter les conséquences des soucis émotionnels (déménagement, arrivée d’un enfant…) avec les Fleurs de Bach.

Quelles sont, au contraire, les contre-indications ou les points de vigilance ?

La première étape est le diagnostic. Or, seul un vétérinaire peut le faire. Ensuite se rappeler qu’un animal n’est pas fait comme nous : un traitement efficace chez un humain peut être inefficace, voire dangereux chez le chien. Par exemple, le paracétamol ne doit pas être administré à un chien car son foie ne le supporterait pas, de même avec certaines huiles essentielles.

Comment être sûr de choisir de bons produits ?

Comme il n’existe pas encore de label bio pour les produits animaux, le mieux est de se tourner vers les produits certifiés bios pour humains. Mais de plus en plus de marques bio font des déclinaisons pour animaux.

Quelle pourrait-être la trousse de soin naturelle universelle et basique ?

Composée de produits simples à trouver et à utiliser, l’idée est d’avoir constamment en stock :
• De l’argile verte pour son pouvoir absorbant à appliquer, sous une compresse entourée d’un bandage, sur les blessures, morsures, entailles, piqures ou en cataplasmes pour soulager les douleurs ;
• De l’Argent Colloïdal pour son pouvoir anti-infectieux, antibactérien, antiviral. Par exemple, après avoir retiré une tique, désinfecter l’endroit de la morsure avec une compresse imbibée. L’avantage c’est que l’animal peut se lécher sans crainte puisque l’argent colloïdal peut aussi être ingéré en cas d’intoxication alimentaire ou d’infection virale ;
• Un tube de gel Z-Trauma™ pour sa polyvalence et l’innocuité au léchage : utiles pour la cicatrisation des coups, bosses, piqures, irritations des muqueuses ;
• De l’Arnica 5CH, 4 granules par prise à renouveler toutes les heures si besoin en fonction de l’intensité du traumatisme ;
• 1 flacon de Rescue contre la peur du vétérinaire (la veille). D’ailleurs, si le chien a peur, c’est que son maître est souvent angoissé aussi. Quelques gouttes pour le maître aussi sont donc recommandées !

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Un grand merci à Valérie Gonnet pour ses explications. Retrouvez l’actualité de ses interventions sur sa page FB .

Pour aller plus loin, sur le sujet:
- Un livre : Des plantes et des soins naturels pour mon animal de compagnie, Céline Gastinel-Moussour
- Un site : Arnaud Veto
 

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