Tag Archives: Halloween

DIY : biscuits d’Halloween pour votre chien

Pourquoi ne pas fêter Halloween avec votre chien en lui fabriquant de jolies friandises ? Puisque cette fête nous vient des Etats-Unis, j’ai choisi des ingrédients emblématiques : potiron, beurre de cacahuètes et cannelle.

Attention, je parle bien ici de potiron et non pas de citrouille. Les citrouilles que l’on trouve sur les marchés sont plus décoratives que comestibles. Choisissez donc bien du potiron. Si la corvée d’épluchage vous dérange, vous pouvez trouver des cubes de potiron déjà coupés au rayon frais de nombreux supermarchés ou partir de potiron surgelé.

dog & lifestyle le magazine canin art de vivre ensemble

LIRE

Halloween et nos chiens

En cette période où les citrouilles envahissent les étals des supermarchés et où les enfants que l’on croise à la sortie des écoles sont tous maquillés, je me devais de faire un article sur Halloween et nos chiens.

S’il est aujourd’hui possible en France de trouver des costumes d’Halloween (pas toujours du meilleur goût) pour nos compagnons à quatre pattes, la tradition d’Halloween et du déguisement effrayant est bien plus répandue aux Etats-Unis. Par exemple saviez-vous qu’à New York, chaque année depuis 25 ans, la fin octobre est marquée par l’organisation de la Tompkins Square Halloween Dog Parade. Ce rassemblement impressionnant de chiens et de leurs propriétaires déguisés a réuni le samedi 24 octobre dernier près de 400 chiens devant une foule de 10.000 spectateurs. Voici quelques photos – je vous laisse porter votre propre jugement …

dog & lifestyle le magazine art de vivre ensemble
Plus sérieusement si vous souhaitez marquer le coup de façon originale mais en laissant toute sa dignité à votre chien, j’ai trouvé pour vous un site où vous pourrez télécharger un pochoir pour personnaliser votre citrouille selon la race de votre chien. Génial, non ? Cliquez sur l’image:

dog & lifestyle le magazine art de vivre ensemble

En parlant de citrouille, connaissez-vous l’origine de cette coutume qui consiste à évider une citrouille et à y glisser une bougie ? Durant son vivant, Jack fut un personnage peu recommandable : avare, porté sur la bouteille et pas très sympathique. Lorsqu’il meurt, Jack se voit refuser l’entrée du paradis mais également celle de l’enfer ayant par ailleurs joué plusieurs tours au diable. Condamné à errer sans but jusqu’au moment du Jugement dernier, il se voit tout de même donner un morceau de charbon ardent. Jack le place alors dans un navet qu’il a précédemment creusé et s’en sert comme lanterne pour éclairer son errance. D’où le nom Jack-o’-Lantern donné aux citrouilles aux Etats-Unis, car depuis que cette fête a traversé l’Atlantique, le navet est devenu une citrouille, légume plus gros et beaucoup plus facile à évider.

Joyeux Halloween en compagnie de votre chien. Boo !

ça gratte – 1ère partie: découvrir le mode de vie des puces et des tiques

Entre l’été indien que nous venons de connaître, favorable aux vilaines bébêtes qui viennent parfois troubler le quotidien de nos chiens donc le nôtre, et l’approche d’Halloween, j’ai eu envie de parler des parasites les plus fréquents dans nos contrées tempérées : les puces et les tiques.
Une puce, comment ça marche ?

Une puce est un insecte hématophage, c’est-à-dire qui se nourrit de sang. Plusieurs espèces de ce petit vampire existent, mais la plus courante sur nos amis les chiens (90% des cas) se nomme Ctenocephalides felis. C’est ce que les scientifiques appellent un parasite intermittent superficiel. Intermittent car seule la puce sous sa forme adulte se nourrit réellement de sang. Elle effectue son premier repas seulement quelques minutes après son arrivée dans le pelage de son hôte involontaire et peut se nourrir ainsi plusieurs fois par jour. Mais une puce adulte ne représente qu’ 1% de la population intrusive – les 99 % restants étant constitués de cocons ou œufs (immobiles mais disséminés dans la nature ou déjà le milieu du chien : son coussin, les tapis et moquettes ou entre les lames du parquet de votre habitat) et de larves (qui, elles, se nourrissent des excréments des puces adultes ou de résidus de matières organiques présents dans les mêmes milieux que les œufs). C’est un parasite superficiel car il reste, par nature, à l’extérieur du chien. Cependant, celui-ci en se léchant, peut ingérer des adultes ou des larves. Or, certaines sont parfois elles-mêmes porteuses d’un autre parasite – le ténia ou Dipylidium caninum – qui lui se plaît à l’intérieur de l’intestin de nos animaux (voir De l’importance de la vermifugation). Le plus gros problème est la vitesse de prolifération de ces insectes, puisqu’une puce adulte peut pondre une cinquantaine d’œufs en quatre jours et jusqu’à 200 au cours de sa brève existence (maximum 1 an).

Et la tique, alors ?

Ixodes_hexagonus_(aka)Il s’agit encore ici d’un parasite hématophage mais ce n’est pas un insecte. Elle appartient à la famille des arachnides acariens et c’est même le plus gros des acariens, visible à l’œil nu (entre 3 et 5 mm). Deux sortes se retrouvent essentiellement sur nos chiens : Rhipicephalus sanguineus et Ixodes ricinus. Comme la puce, elle connaît plusieurs stades de développement : œufs, larves, nymphes puis adultes. Déjà en tant que larve, la tique a besoin de sang pour survivre mais en raison de sa taille va préférer les petits mammifères. Après un premier repas, elle mue et devient une nymphe. Et c’est là, puis en tant qu’adulte, qu’elle commence à s’attaquer à des mammifères plus imposants, comme nos chiens ou nous. N’en déplaise à mes lecteurs hommes, la femelle est plus grosse que le mâle et surtout plus vorace car elle a besoin de tout ce sang pour pondre ses milliers d’œufs. La tique n’a pas d’œil, pas d’oreille et pas de nez. Tout ce dont elle a besoin est une bouche appelée rostre dont elle se sert pour percer la peau de son hôte involontaire et s’y accrocher. La tique a donc besoin de sang pour se développer, survivre et se reproduire. Mais le cycle de vie d’une tique peut avoir une durée très variable : ainsi la tique peut hiberner sous terre quand les températures baissent et ressortir à la belle saison. En l’absence d’animal fournisseur de sang, elle peut aussi rester longtemps au même stade de développement sans pour cela mourir. D’où sa voracité lorsqu’elle trouve un mammifère !

Ces deux parasites sont extrêmement résistants et l’augmentation de leur population est forte au printemps et à l’automne.  Il est donc important d’adopter les bons réflexes de prévention ou d’éradication.

Sources bibliographiques ou pour approfondir :
- Ecole vétérinaire de Lyon : http://www2.vetagro-sup.fr/ 
- Larhantec B. Le contrôle de Ctenocephalides felis dans le pelage du chien : étude expérimentale sur la diffusion et la rémanence de l’effet insecticide dans le pelage en conditions naturelles et expérimentales. A-Généralités sur la biologie de la puce (Ctenocephalides felis felis).